Céréales
Près de 5
millions d’hectares de blé tendre emblavés
A l’occasion
de la réunion de son conseil spécialisé céréales réuni le 16 janvier, l’Office
des grandes cultures, a confirmé la progression des semis de céréales d’hiver et
de colza. La sole de blé tendre atteindrait 4,97 millions d’hectares,
pratiquement le niveau record de 1984 alors que le colza reculerait de 6 % avec
1,5 million d’hectares.
Le conseil
« céréales » de l’Office national interprofessionnel des grandes
cultures (OniGC) a présenté le 16 janvier une nouvelle estimation des
emblavements en céréales d’hiver. Pour les semis d’hiver de blé, elles portent
sur 4,97 millions d’hectares, soit pratiquement au niveau record de 1984
(4,98 M
ha. Cette estimation se situe dans la tendance mondiale d’augmentation des semis
de blé, + 4 % par exemple aux Etats-Unis, + 6 % en Allemagne, ). La surface
semée en orge d’hiver progresserait également de 3,5 % pour 1,23 M ha.. Quant au blé dur, il reculerait de 1,8 %, à
448 000
hectares. En
dehors des céréales, l’OniGC annonce une baisse des surfaces de 6,4 % pour le colza avec
1,5 M
ha.
Accélérer
l’exportation de blé
En ce qui concerne
ses bilans prévisionnels, l’OniGC a augmenté les perspectives d’utilisation de
blé tendre pour l’alimentation animale de 100 000 t, mais abaissé ses
projections d’exportation de blé tendre de 125 000 t vers l’Union européenne et
de 100 000 t à destination des pays tiers. Le prix du blé français est
encore trop élevé face aux origines américaines et Mer Noire, avec entre autres,
le handicap du rapport euro/dollar. Il devra retrouver sa compétitivité pour
espérer profiter d’une « fenêtre de tir » de l’ordre de un mois et
demi qui s‘offre à lui, entre la diminution de la concurrence russe et
américaine et l’arrivée des nouvelles récoltes de l’hémisphère Sud ainsi
que le retour de l’Ukraine sur le marché mondial. D’autant plus que l’Ukraine
pourrait contribuer à une augmentation des importations dans l’UE déjà élevées.
La perspective de stock de report a été augmentée de 230 000 t à 2.238 000
t.
Les prévisions
d’utilisation d’orge par les fabricants d’aliments du bétail ont été maintenues
à 1,1 Mt et les exportations vers les pays tiers augmentées de 100 000 t à
1,3 Mt .Là encore, le retour de l’Ukraine pourrait freiner le bon courant
d’exportation enregistré jusqu’alors. Quant au maïs, sa forte récolte a été
confirmée avec 14,34 Mt, les incorporations dans l’alimentation animale étant
maintenues à 3,7 Mt (42 % de plus
que la dernière campagne) et les ventes à l’UE augmentées de 235 000 t à
5,12 M
t. Le stock de report atteindrait
2,9 M
t.
Les importations de
maïs dans l’Union Européenne ont établi un record historique depuis le début de
la campagne avec 8,2 Mt. Pour la
France, l’Office a relevé de 200 000 t ses prévisions d’importation de maïs
pour l’ensemble de la campagne, à 700 000 t, 93 % de plus qu’en 2006/2007.
En fonction de ces chiffres, le
stock de report atteindrait 2,9
M t, soit 51 % de plus que l’an dernier.
Le regroupement des offices en marche
Le nouveau
directeur général de l’Office, Fabien Bova, a présenté à l’issue du conseil,
quelques précisions sur la mise en place de l’Office unique qui regroupera tous
les offices actuels à partir du 1er janvier 2009. L’ensemble du
dispositif de la réforme devrait être défini à la fin du premier trimestre 2008.
La méthode de fonctionnement, les arbitrages interministériels feront l’objet
d’un calendrier qui reste à préciser.