Aménagement du territoire
Coup d’envoi à la deuxième génération des pôles d’excellence
rurale
Le ministre
de l’Espace rural et de l’Aménagement du territoire, Michel Mercier, a donné le
coup d’envoi à la deuxième génération des pôles d’excellence rurale. 115 projets
ont été sélectionnés pour un investissement de 360 millions
d’euros.
Il y a eu la première
génération de pôles d’excellence rurale qui s’est déroulée sur la période
2006-2009 et qui a concerné 379 dossiers pour un investissement global de 1,2
milliard d’euros et 235 millions d’aides publiques. Le 7 juillet, le ministre de
l’Espace rural et de l’Aménagement du territoire, Michel Mercier, a donné le
coup d’envoi à la deuxième génération des Pôles d’excellence rurale (PER). Sur
les 201 projets présentés au plan national, 115 dossiers ont été retenus
répartis sur 60 départements. Comme les précédents, ces projets visent à
soutenir l’activité économique et à améliorer l’offre de services au public et
notamment la santé dans les zones rurales. « Le monde rural correspond à une
économie plurielle qui dépasse l’agriculture, mais s’appuie aussi sur elle.
Telle est la recette qui permet la réussite des PER. Les pôles, leurs thèmes ne
sont pas définis à priori par l’Etat, ils sont issus des territoires et mis en
œuvre par les acteurs du territoire comme les collectivités locales, les
organisations professionnelles, les associations, les entreprises… », a
expliqué le ministre. Et de citer
quelques exemples emblématiques comme le pôle de valorisation du lin et du
chanvre en Ille-et-Vilaine. Celui-ci vise à relancer les filières lin et chanvre
aujourd’hui un peu délaissées : production de jus de chanvre bio riche en
oméga 3, graine de lin pour l’alimentation animale, fibres végétales pour
l’étanchéité dans l’industrie automobile. Ou le pôle d’excellence rurale de
valorisation des métiers d’art, dans le Cher, pour redynamiser les activités
traditionnelles de la tonnellerie, de l’ébénisterie, de taille de pierre, de
poterie et de céramique. L’enjeu porte sur la création de 330 emplois.
Projets
agricoles
Autre exemple, la
création d’une pépinière d’entreprises sur les nouvelles technologies de
l’information et de la communication dans l’Ardèche, dans une zone
historiquement tournée vers le textile, la papeterie et la sous-traitance
automobile, aujourd’hui en déclin.
Il n’en reste pas
moins que de nombreux projets portent sur la valorisation des ressources
agricoles et forestières locales et la promotion des circuits courts : le
bois en Ariège, fromages et cidre en pays d’Auge dans le Calvados, la race
Salers et ses productions dans le Cantal, l’élevage dans le Cher, l’agriculture
biologique dans le Gers, la valorisation des pailles dans l’Indre, la châtaigne
en Lozère, l’agriculture de montagne en Haute-Savoie, la transformation des
productions végétales dans le Vaucluse...
Les 115 dossiers
retenus devraient concentrer 360 millions d’investissements avec une aide
publique comprise entre 350 000 et 1,5 million par projet selon son
importance. Son financement sera assuré par le Fonds national d’aménagement et
de développement des territoires, des crédits ministériels, mais aussi des fonds
européens ou ceux de l’Ademe.
Michel Mercier a
annoncé une nouvelle vague de PER cet automne. Les deux appels à projet de 2010
devraient mobiliser 115 millions d’euros de fonds
publics.